Page précédente     Page suivante
  PARQUET ET NOUVELLE REGLEMENTATION ACOUSTIQUE

La nouvelle réglementation acoustique (NRA) pour les logements neufs est
entrée en application au 01/01/1996.

Elle fixait à cette époque un niveau acoustique maximum aux bruits
d’impact de 65 dB(A).

Depuis le 1ER Janvier 2000, la France se conforme aux référentiels
européens et utilise comme unité le dB.

Avec cette nouvelle unité le niveau acoustique maximum est de 58 dB.

Pour permettre aux concepteurs (Architectes, B.E. , …) d’évaluer le
niveau acoustique a priori des bâtiments, on évalue en Laboratoire pour
les revêtements de sols, la valeur de l’absorption acoustique qui se
mesure en dB et dont l’expression est DL.

D’une manière générale, pour obtenir un niveau acoustique inférieur au
58 dB, il faut utiliser un revêtement présentant un DL compris entre 15
dB et 20 dB, cette valeur dépendant de l’épaisseur de la dalle.

Le parquet peut satisfaire cette réglementation dans ces différents
modes de pose :
à pose clouée sur lambourdes flottantes, à pose collé ou à pose flottante avec interposition de sous-couches résilientes

La valeur de l’absorption acoustique sera fonction du type de pose, des
caractéristiques des sous-couches et des colles ainsi que de l’épaisseur
et de la nature du parquet (contrecollé ou massif).

Dans tous les cas de figure, au-delà de la qualité des produits utilisés
les résultats acoustiques dépendent largement de la qualité de la mise en œuvre.


Remarque
Dans le cas de certains labels « confort » l’exigence acoustique peut
être inférieure à 58 dB, ce qui conduit à un ensemble dalle + revêtement
présentant un niveau d’absorption acoustique élevé.

Par ailleurs, dans certains logements neufs, il peut y avoir
interposition d’une chape flottante.

Dans ce cas, la valeur du niveau acoustique de 58 dB est respectée
quelque soit le revêtement choisi.

LABEL DE QUALITE

Il faut noter que la quasi-totalité de la production française de parquet répond à des normes de fabrication, aujourd'hui françaises, demain européennes, et fait l'objet d'un auto-contrôle de surveillance de la qualité en usine.

Cette qualité peut être de plus justifiée par un certificat de qualification géré par AFNOR après contrôles du Centre Technique du Bois et de l'Ameublement qui a pour but de mettre à la disposition des maîtres d'œuvre, des utilisateurs etc. des parquets conformes aux normes complétées, éventuellement, par des exigences particulières


cette qualité peut être justifiée par un certificat de qualification gérée par AFNOR

NF/CTB " Parquets en bois feuillus durs "
(chêne massif, châtaignier massif, hêtre massif, mosaïque, à coller autres que mosaïque et contrecollé)

Ce certificat s'applique aux produits, il ne couvre pas la pose elle-même.

Actuellement, la finition des parquets ne relève d'un certificat de qualification que dans le cas des parquets vernis usine car cette opération, si elle est effectuée sur chantier, ne l'est pas.

Le certificat est matérialisé sur les bottes de lames ou sur les emballages par :
- les lettres " NF/CTB " pour les parquets en bois feuillus durs.
- le numéro d'identification du fabricant,
- l'indication de la classe normalisée à laquelle appartient la lame.

Le certificat de qualification est apposé par le fabricant sous sa responsabilité. Un contrôle permanent est exercé par le CTBA qui vérifie, périodiquement en usine et de manière inopinée, que les parquets certifiés sont bien conformes aux prescriptions de la Marque.

La liste des fabricants titulaires de ces certificats de qualification et des produits sous Marque sont disponibles gratuitement au CTBA.

Ces certificats de qualification constituent pour l'entrepreneur, l'architecte , le maître d'œuvre, l'utilisateur ..... La meilleure garantie de qualité à exiger dans les devis et commandes.

LES MODES DE POSE DES PARQUETS

Pose clouée (cf.DTU : Document Technique Unifié -C.S.T.B. - 51.1 - Octobre 1983 en cours de révision)

Elle concerne les parquets massifs posés :
- sur solives
- sur lambourdes clouées sur solives
- sur lambourdes fixées sur dalles béton
- sur lambourdes flottantes sur chape ciment (bon confort acoustique)
- sur faux planchers reposant éventuellement sur une forme en sable (bonne isolation phonique)

Pose collée (DTU 51.2 - Aoùt 1995)
Elle concerne les parquets mosaïques, les parquets massifs ou contrecollés (de 10 à 15 mm d'épaisseur), les parquets à lamelles sur chant, les parquets et pavés en bois de bout.

Ils peuvent être posés avec ou sans sous-couches :
- sur béton surfacé
- sur panneaux contre-plaqués ou éventuellement de particules
- sur chape flottante
- sur chape rapportée

Pose flottante (DTU 51.11 - Décembre 1997)
Elle concerne uniquement les parquets contrecollés (épaisseur 10 à 23 mm).
Ils peuvent être posés sur tout support plan, propre, sec et stable :
- béton surfacé ou avec une chape
- plancher ou faux plancher de panneaux de bois reconstitués
- ancien revêtement (carreaux, dalles plastiques ...)


un parquet flottant peut être posé sur tout support plan, propre, sec et stable

En aucun cas, un film polyéthylène, même épais, ou un feutre asphalté, même posé à fils croisés, installé par le parqueteur sur le support en maçonnerie, ne peut être considéré comme barrière étanche aux remontées d'humidité.

Une sous-couche résiliente apportera :
- confort à la marche (souplesse, atténuation des bruits de pas)
- amélioration des défauts légers et locaux du support,
- amélioration des performances acoustiques du parquet aux bruits d'impact.

Il est déconseillé de poser un parquet sur une moquette car il y a risque d'affaissement sous charges ponctuelles lourdes, avec comme conséquence la rupture de la languette.

  Page précédente     Page suivante